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Bienvenue dans notre bulle. L'idée nous est venue de créer ce blog pour partager toutes nos envies de bohème. Vous trouverez nos lectures, nos sorties, nos questionnements et plein d'autres choses que nous vous concocterons. Le maître mot de ce blog étant partager, communiquer, échanger tout en s'amusant ! Vos remarques et propositions sont donc les bienvenues.

Sowell et Marchombre

samedi 14 mai 2011

Clin d'oeil

Il y a de cela quelques temps ma soeur m'a demandé comment je supportais de rester dans une pièce silencieuse sans musique ou son.
Je crois aujourd'hui avoir trouvé la réponse en écoutant avec mes enfants Le silence de l' Opéra, un conte musical dit par le comédien Jean de Rochefort. C'est l'histoire d'un enfant qui découvre l' Opéra de Paris alors même qu'il semble vide. Titre oh combien plein de justesse car si les lieux semblent déserts, c'est ne pas tenir compte de l'histoire des lieux, de la présence invisible des personnages de chaque Opéra, qui le hantent pour toujours.
L'évidence m'a donc frappé si je me sens tellement en harmonie avec le silence c'est peut-être parce que pour moi, tout est musique : mon coeur qui bat dans ma poitrine, le bruit de mes pas, la présence silencieuse (ou pas) de mes enfants et pourtant tellement tangible. Jusque dans mes premières récitations ou lectures, la poésie est là, au détour de chaque mot prononcé qui se fait rond, accommodant ou qui se dérobe lorsque je bute et trébuche sur un mot nouveau. La musique des contes de mon enfance que me racontait mon oncle ou encore de ses bons mots destinés à nous faire rire. Musique euphorique des paysages d'été, d'automne, d'hiver de cette petite ville où l'on a grandit ( comme les paysages de bandes dessinées de Kim Dong Hwa), musique triste lorsque les jours étaient plus mornes et que les journées se ressemblaient, enfin musique endiablé lorsque mon coeur était révolté.
La musique n'est donc pas ce poste sur lequel j'appuie, elle m'habite, je la fais mienne...  

dimanche 1 mai 2011

"Je me sers des animaux pour instruire les hommes" par la Compagnie Aigle de sable



Jean, le maître sort ce soir. Il est invité pour déclamer quelques-uns de ces poèmes et distraire la bonne société. 
Jean est célèbre. Jean est poète. Il se sert des animaux pour instruire les hommes...
Mais avant ce soir, il répète et se livre avec sa servante, Francine, à quelques joutes verbales dont ils ont coutume. 
Des fables les plus connues dont le Loup et l'agneau au conte plus méconnu de La couturière, le répertoire de Monsieur Jean de la Fontaine nous est redévoilé accompagné par une harpiste et des chants baroques. 
Si le maître porte un masque (dans cette société de faux-semblant) peut-être est ce pour mieux révéler la vérité que nous enseigne la fable. Mais on peut se demander : lequel enseigne à l'autre ?  

dimanche 24 avril 2011

Quelqu'un comme vous de Isabelle Nanty avec Jacques Weber et Bénabar

Un homme (Jacques Weber) arrive sur une plage. Il s'installe et se délasse quand l' Autre (Bénabar) survient. Ce dernier choisit de s'installer près de lui. Offusqué, le premier se lève et engage la discussion.
Qui est-il cet Autre ? dont la seule présence nous fait fuir et nous dérange. Que nous veut-il ? 
Entre sarcasmes et humour qui nous révèlent ce qui est caché, à savoir mensonges et demi-vérité.
Bien étrange sauveur en vérité, que cet Autre qui tisse de façon méthodique ses fils autour de sa proie.
Se laissera t-elle attraper ?
Quoique la lenteur du début ne laisse pas augurer ce qui va suivre, la tension entre les deux personnages s'installe avec finesse. Un premier rôle plutôt bien habité par Bénabar.

http://www.agglo-evry.fr/La-Culture/Centre-culturel-Desnos-Arenes-de-l-Agora