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Bienvenue dans notre bulle. L'idée nous est venue de créer ce blog pour partager toutes nos envies de bohème. Vous trouverez nos lectures, nos sorties, nos questionnements et plein d'autres choses que nous vous concocterons. Le maître mot de ce blog étant partager, communiquer, échanger tout en s'amusant ! Vos remarques et propositions sont donc les bienvenues.

Sowell et Marchombre

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mardi 7 février 2012

FAUVES / Michel Schweizer


 

Pour son spectacle intitulé, Fauves, allusion sans doute subtile aux sentiments exacerbés de l'Adolescence, Michel Schweizer met en scène plusieurs adolescents sélectionnés lors d'un casting. 
L'intitulé n'est pas sans rappeler le courant artistique du Fauvisme dont les peintres revendiquaient une peinture libératrice basé sur  l'instinct...Des couleurs vives voire flamboyantes. N'est-ce pas là le même bouleversement que l'on retrouve lorsque les hormones bouleversent notre corps d'adolescent ?
A travers l'énergie des corps :  par la danse ou la musique ou encore les mots, ces adolescents vont mettre des mots sur les maux d'aujourd'hui. 
A quoi aspirent-t-ils ? Et les mots se font difficiles car l'adolescent a des silences parfois longs et des atermoiements de l'âme. Il est parfois si difficile de se Dire que le corps peut prendre le relais. Le corps trahit ce qui ne peut se dire. La diversité des personnages : la pessimiste, Help Me ; l'optimiste, celle qui réalise ses rêves et qui a envie de rester émerveillé, etc. apporte la touche d'humour à ce spectacle résolument moderne (Toile avec messages projetés).
Ce spectacle est l'évidence s'il en faut une que nos adolescents ne sont pas sans talents !
Et nous adultes où en sommes nous de nos rêves dans ce monde désenchanté ?
http://www.theatreagora.com/2011/06/fauves/

dimanche 1 mai 2011

"Je me sers des animaux pour instruire les hommes" par la Compagnie Aigle de sable



Jean, le maître sort ce soir. Il est invité pour déclamer quelques-uns de ces poèmes et distraire la bonne société. 
Jean est célèbre. Jean est poète. Il se sert des animaux pour instruire les hommes...
Mais avant ce soir, il répète et se livre avec sa servante, Francine, à quelques joutes verbales dont ils ont coutume. 
Des fables les plus connues dont le Loup et l'agneau au conte plus méconnu de La couturière, le répertoire de Monsieur Jean de la Fontaine nous est redévoilé accompagné par une harpiste et des chants baroques. 
Si le maître porte un masque (dans cette société de faux-semblant) peut-être est ce pour mieux révéler la vérité que nous enseigne la fable. Mais on peut se demander : lequel enseigne à l'autre ?  

dimanche 24 avril 2011

Quelqu'un comme vous de Isabelle Nanty avec Jacques Weber et Bénabar

Un homme (Jacques Weber) arrive sur une plage. Il s'installe et se délasse quand l' Autre (Bénabar) survient. Ce dernier choisit de s'installer près de lui. Offusqué, le premier se lève et engage la discussion.
Qui est-il cet Autre ? dont la seule présence nous fait fuir et nous dérange. Que nous veut-il ? 
Entre sarcasmes et humour qui nous révèlent ce qui est caché, à savoir mensonges et demi-vérité.
Bien étrange sauveur en vérité, que cet Autre qui tisse de façon méthodique ses fils autour de sa proie.
Se laissera t-elle attraper ?
Quoique la lenteur du début ne laisse pas augurer ce qui va suivre, la tension entre les deux personnages s'installe avec finesse. Un premier rôle plutôt bien habité par Bénabar.

http://www.agglo-evry.fr/La-Culture/Centre-culturel-Desnos-Arenes-de-l-Agora

jeudi 10 mars 2011

Projet ADS : Fin de route...

En quoi croyez-vous ? Qu'est ce qui importe pour vous ?
Le metteur en scène américain Richard Maxwell a proposé a des candidats français de répondre à cette question en écrivant un texte (par analogie avec des anonymes américains qui avaient fait de même).
Ce projet se construisait en trois parties :
- la sélection des candidats
- la rédaction et proposition de nos textes à R.Maxwell  
- le filmage de chaque candidat puis la projection de la création


Ouverture de rideau.
Un hologramme des participants américains et français apparaît.
Jusqu'aux détails physiques ( raclement de gorge, gestuel...) qui sont d'un réalisme troublant.
Est-ce notre double qui nous parle et nous interroge ? Nous sommes à la fois ici, à notre place de spectateur, dans la contemplation et pourtant, acteur indispensable car, c'est par notre présence que la magie s'installe et qu' il y a spectacle.
Nous avons trouvés les candidats américains nettement plus détendus, voire décomplexés, assumés. En France, nous avons semble t-il une vision un peu plus pessimiste de la vie.
D'aucuns nous ont parlés de réapprendre à communiquer ensemble et non via les réseaux sociaux, d'autres d'être davantage soi-même dans le rôle de parent éducateur. Mais encore, que le fait même d'utiliser le mot croire induit ipso facto que l'on doute de la réalité de la chose dont on parle. 
Il a été question de la capacité à voir la vie du bon côté lorsque l'on a un enfant différent des autres ; des liens intergénérationnels dans la société qui oppose jeunes actifs aux plus âgés bon pour être recyclé; de l'incapacité qu'ont certains à croire en quoi que ce soit ou pour d'autres, au refus de croire en Dieu afin de ne pas "se faire piéger".
Et pour finir, de la nécessité d'être une femme, un individu libre car sans liberté que sommes-nous au fond ?
Nous avons participés à cette aventure humaine où l'on échange loin des autres, avec les autres, sur les autres. En bref, du  THEATRE.


www.nycplayers.org



vendredi 28 janvier 2011

Platonov mais...de Tchekov, adapté par Alexis Armengol, directeur de la compagnie "Théatre à cru"

Anna, la maîtresse de maison organise une fête bien arrosée, et réunit plusieurs amis. Lors de cette soirée, des sentiments seront dévoilés...
Anna aime Platonov, son ami de longue date, marié à Sacha et 1 enfant. Sacha aime Platonov, qui aime Sofia, fiancée à son ami de longue date Serguei et Sofia aime Platonov.
Platonov, l'infidèle se nourrit de l'amour de ces Trois femmes.
C'est sous la forme d'un théatre concert qu' Alexis Armengol a choisi de mettre en valeur l'ambiguité des sentiments de chacun des personnages et notamment de Platonov. Qui est-il vraiment ce Platonov, séducteur impénitent et arrogant ou homme torturé ? 
Costume et ambiance des années 80. Le formidable duo : à la guitare et au piano, à la fois chanteur et interprète ( toutes les musiques, sauf une ont été composés par leur soin ! ) apportent une dimension incontestable à la pièce.
Cette pièce de Tchekov date du début du XIX e siècle. La manipulation et les rapports amoureux semblent peu éloigner de nos préoccupations actuelles. 
Alexis Armengol réussit un tour de passe incroyable : faire accoucher au théâtre, ce que le cinéma a réussit en introduisant de la musique dans les films. 
Nous vous l'avions dit cet Homme rêve de quelque chose de grand. Ainsi, après quatre ans en résidence au théâtre de l'Agora, la compagnie Théâtre à cru s'en va. Nous ne manquerons pas de suivre son évolution.


Platonovmaislesprochainesdates

samedi 22 janvier 2011

Le Chemin du but / Nadia Xerri-L


Nadia Xerri-L est une auteure de pièces de théâtre résolument contemporaine. Elle a publié entre autres, Couteau de nuit et une petite forme liée à cette pièce, Julie telle que... . Il est important de souligner que chacune de ses pièces traite d'un évènement vécu et qu'elle essaye de se documenter un maximum sur le thème qu'elle souhaite aborder.
La petite forme qui nous a été présentée ce jour ,dans l'auditorium de la médiathèque de Lisses, s'intitule Le Chemin du but . Elle fait la continuité avec la pièce, L' Instant de l' instant qui sera présentée au public, au Théâtre de l'Agora, les 1er et 2 mars 2011.
Le Chemin du but est l'histoire d'un footballeur noir du Paris Saint-Germain qui est dans le coma suite à trois erreurs médicales. Un an après son coma, il est débranché et survit sans assistance respiratoire. Ses fonctions vitales sont normales et il déglutit ce qui lui permet d' être alimenter. Sa femme, sa mère adoptive et ses enfants le veillent.
Le footballeur nous livre en bloc son abandon familial, son déracinement culturel, sa différence, ses 1ers pas au pensionnat de Châteauroux., sa volonté de se battre contre "le blanc", celui de la mort mais également son amour pour sa femme, qui a tout sacrifiée pour lui.
Nadia Xerri-L met le doigt sur l'identité culturelle, pas seulement celle des immigrés mais également celle qui est dû aux mutations géographiques. Qui sommes nous? Sommes-nous originaires de l'endroit d'où l'on vient ou de celui où l'on est ? L'auteure ayant elle-même vécue en Côte d' Ivoire, ce déracinement trouve un écho en elle. 
Emotion presque palpable, justesse, telles sont les qualités de cette petite forme où N. Xerri-L, comme elle aime à le faire, fait entrer le spectateur dans l'intimité d'un de ses personnages.
http://www.theatreagora.com/2010/10/le-chemin-du-but/

jeudi 20 janvier 2011

Théâtre de Corbeil-Essonnes : La panne...

Imaginez-vous représentant de commerce. Vous tombez en panne dans une ville de province. Ce soir, les hôtels sont tous assiégés par une nuée d'éleveurs de porcins en congrès.
Vous attérissez dans une auberge tenue par 4 octogénaires. Vos hôtes vous abreuvent copieusement et vous proposent de bien vouloir vous prêter à leur jeu préféré, un procès, dont vous seriez l'accusé. Il vous est précisé que ces 4 messieurs sont d'anciens juge, procureur, avocat et bourreau.
Motivé par l'alcool et la cochonaille servis à profusion, vous accceptez le jeu alors qu'il a débuté dès votre arrivée à l'auberge.
Bien-sûr, vous êtes innocent; rien à vous reprocher, hormis une relation extraconjugale, rien qui sort de l'ordinaire.
Durant le dîner, tout ce que vous dites est retenu contre vous. Les grands millésimes coulent à flot. L'ancien bourreau est au petit soin pour remplir votre assiette et surtout votre verre. Vous êtes pris.Votre jugement mûrit jusqu'au dessert. Vos pensées sont sous hypnose.
De simple commercial infidèle à l'apéro, vous êtes au dessert : coupable, responsable du suicide du défunt mari de votre maîtresse. Depuis, vous avez d'ailleurs bénéficié d'une belle promotion au sein de votre entreprise car vous assurez aujourd'hui les fonctions de la victime.
Le dîner s'achève. Les octogénaires se retirent dans leurs appartements. Il ne reste plus qu'à vous pendre au lustre de la salle à manger, grâce à votre superbe cravate de commercial.




Interprétation magistrale du procureur (à voir), mais attention âmes sensibles ou fragiles.

lundi 20 décembre 2010

En ce moment, je lis...


L'Appel du pont/Nathalie Papin

Luan et Idais s'aiment malgré la guerre, malgré leur appartenance à différents camps. De leur briève rencontre sur le pont qui les sépare, nous est livré leurs peurs, leurs certitudes, à travers plusieurs voix. Les leurs d'abord et celles (peut-être) plus fortes du pont et de la rivière.
Une pièce imprégnée de poésie grâce à ces voix. Quand théâtre et poésie se mêlent cela donne L'Appel du pont...