Un homme (Benjamin Biolay) est à quelques jours de son mariage. En l'absence de sa fiancée (Valérie Donzelli) qui a momentanément "disparue", il fait la connaissance, lors de sa soirée d'enterrement de vie de jeune garçon, d'une jeune femme. Cette relation le trouble suffisamment pour qu'il s'interroge sur son envie de se marier. D'autant plus que la relation presque dévorante, dans laquelle l'enferme sa mère, l'empêche d'avoir le recul nécessaire.
Il se met alors à interroger ses proches : Pourquoi t'est tu marié ? Et leurs réponses : "parce que...", " tu crois que j'avais le choix ?", "pour faire plaisir à ma femme", "le plus difficile c'est de tenir" ne font que le ramener à ses propres interrogations. Chacun pense savoir ce qui est le mieux pour lui alors même qu'il est l'un des deux acteurs de cette vie (qu'il se choisit ?). La présence envahissante de la famille de la mariée accentue cette sensation d'inéluctabilité.
Réflexion sur le choix bien plus que sur le mariage, Pourquoi tu pleures? pose les questions suivantes : Qui détermine nos choix ? Sommes-nous véritablement libres de choisir ? La solution ne consiste t-elle pas à s'abandonner aux choix des autres ?
Benjamin Biolay est plein de justesse dans ce rôle qui semble taillé pour lui.
Ce film n'a pas été sans me rappeler un album au titre identique écrit par Vassilis Alexakis et qui relate la relation entre une mère et son fils, ce dernier étant dépossédé de toute parole.
Bienvenue !
Bienvenue dans notre bulle. L'idée nous est venue de créer ce blog pour partager toutes nos envies de bohème. Vous trouverez nos lectures, nos sorties, nos questionnements et plein d'autres choses que nous vous concocterons. Le maître mot de ce blog étant partager, communiquer, échanger tout en s'amusant ! Vos remarques et propositions sont donc les bienvenues.
Sowell et Marchombre
lundi 11 juillet 2011
Pourquoi tu pleures ? / Katia Lewkowicz
Libellés :
Cinéma
samedi 14 mai 2011
Clin d'oeil
Il y a de cela quelques temps ma soeur m'a demandé comment je supportais de rester dans une pièce silencieuse sans musique ou son.
Je crois aujourd'hui avoir trouvé la réponse en écoutant avec mes enfants Le silence de l' Opéra, un conte musical dit par le comédien Jean de Rochefort. C'est l'histoire d'un enfant qui découvre l' Opéra de Paris alors même qu'il semble vide. Titre oh combien plein de justesse car si les lieux semblent déserts, c'est ne pas tenir compte de l'histoire des lieux, de la présence invisible des personnages de chaque Opéra, qui le hantent pour toujours.
L'évidence m'a donc frappé si je me sens tellement en harmonie avec le silence c'est peut-être parce que pour moi, tout est musique : mon coeur qui bat dans ma poitrine, le bruit de mes pas, la présence silencieuse (ou pas) de mes enfants et pourtant tellement tangible. Jusque dans mes premières récitations ou lectures, la poésie est là, au détour de chaque mot prononcé qui se fait rond, accommodant ou qui se dérobe lorsque je bute et trébuche sur un mot nouveau. La musique des contes de mon enfance que me racontait mon oncle ou encore de ses bons mots destinés à nous faire rire. Musique euphorique des paysages d'été, d'automne, d'hiver de cette petite ville où l'on a grandit ( comme les paysages de bandes dessinées de Kim Dong Hwa), musique triste lorsque les jours étaient plus mornes et que les journées se ressemblaient, enfin musique endiablé lorsque mon coeur était révolté.
La musique n'est donc pas ce poste sur lequel j'appuie, elle m'habite, je la fais mienne...
Je crois aujourd'hui avoir trouvé la réponse en écoutant avec mes enfants Le silence de l' Opéra, un conte musical dit par le comédien Jean de Rochefort. C'est l'histoire d'un enfant qui découvre l' Opéra de Paris alors même qu'il semble vide. Titre oh combien plein de justesse car si les lieux semblent déserts, c'est ne pas tenir compte de l'histoire des lieux, de la présence invisible des personnages de chaque Opéra, qui le hantent pour toujours.
L'évidence m'a donc frappé si je me sens tellement en harmonie avec le silence c'est peut-être parce que pour moi, tout est musique : mon coeur qui bat dans ma poitrine, le bruit de mes pas, la présence silencieuse (ou pas) de mes enfants et pourtant tellement tangible. Jusque dans mes premières récitations ou lectures, la poésie est là, au détour de chaque mot prononcé qui se fait rond, accommodant ou qui se dérobe lorsque je bute et trébuche sur un mot nouveau. La musique des contes de mon enfance que me racontait mon oncle ou encore de ses bons mots destinés à nous faire rire. Musique euphorique des paysages d'été, d'automne, d'hiver de cette petite ville où l'on a grandit ( comme les paysages de bandes dessinées de Kim Dong Hwa), musique triste lorsque les jours étaient plus mornes et que les journées se ressemblaient, enfin musique endiablé lorsque mon coeur était révolté.
La musique n'est donc pas ce poste sur lequel j'appuie, elle m'habite, je la fais mienne...
Libellés :
Confidence
dimanche 1 mai 2011
"Je me sers des animaux pour instruire les hommes" par la Compagnie Aigle de sable
Jean, le maître sort ce soir. Il est invité pour déclamer quelques-uns de ces poèmes et distraire la bonne société.
Jean est célèbre. Jean est poète. Il se sert des animaux pour instruire les hommes...
Mais avant ce soir, il répète et se livre avec sa servante, Francine, à quelques joutes verbales dont ils ont coutume.
Des fables les plus connues dont le Loup et l'agneau au conte plus méconnu de La couturière, le répertoire de Monsieur Jean de la Fontaine nous est redévoilé accompagné par une harpiste et des chants baroques.
Si le maître porte un masque (dans cette société de faux-semblant) peut-être est ce pour mieux révéler la vérité que nous enseigne la fable. Mais on peut se demander : lequel enseigne à l'autre ?
Libellés :
Théâtre
Inscription à :
Articles (Atom)
